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Globalement, et en particulier dans un cadre scolaire, l'objectif d'une présentation est de faire comprendre son projet : en faire comprendre les enjeux, les intentions, la forme et le contenu.

Dans un cadre professionnel, d'autres objectifs s'ajoutent : promouvoir son projet, créer un désir de collaboration ou de production, voire plus directement de le vendre.

Selon le cas, la forme d'une présentation peut aller d'un simple synopsis jusqu'au projet développé et commenté.
La clarté et la lisibilité sont deux critères décisifs.

De nombreux sites d'artistes contiennent de telles présentations, incluant leurs objectifs, leurs critères et leur philosophie. Une liste de liens est (entre autres) disponible sur la page "Définir les arts numériques" de multimedialab. Afin d'illustrer concrètement ce dont il s'agit ici, voici 2 exemples très clairs de documents de présentation :

Exemples de documents web.

A l'Erg :
Digimp. La présentation d'un projet de Raphaël Bastide (Erg 2009-2010).
Aphrogenea. La présentation d'un projet de Vincent Evrard (Erg 2009-2010).
Antoine Leroy : Dialogue automatique, 2011 (PDF zippé).

Ailleurs :
Documentation des oeuvres. Un chapitre du site de Antoine Schmitt.

Exemples de documents PDF.


Voir ici d'autres exemples à télécharger.

Outre les consignes spécifiques liées aux énoncés, les informations qui suivent présentent quelques conseils applicables à votre processus de travail.
Idée et développement.
Une bonne idée tient en peu de mots. "Qui se conçoit bien s'énonce clairement"...
Mais comment déceler si une idée est bonne ? Justement dans le fait qu'elle pourra être développée !
Déployer une idée, la mettre en perspective, la décliner, la relier à l'actualité sont autant de manières d'évaluer
sa pertinence, son à-propos, sa raison d'être.

Majoritairement, les bonnes idées sont le fruit d'intuitions, résultats mystérieux de pensées qui s'entrechoquent de manière confuse... Difficile d'imaginer une recette. Il est par contre possible de créer les conditions pour avoir des idées. Entre autres : cultiver sa curiosité, se documenter, voir des expos, tenir un carnet de notes, échanger des points de vue, suivre et disséquer l'actualité, militer pour une cause, démonter toutes sortes de mécanismes, etc.

Développer une idée revient à la faire partager. La production numérique, comme d'autres domaines de production,
peut nécessiter la participation de collaborateur(s) ou d'assistant(s). Il apparaît donc rapidement évident que la passion première, l'envie d'aller plus loin passe par des moyens de communication : la parole, l'image, le texte...

Bien raconter un projet est une première condition.

En énoncer les qualités, le sens, les objectifs, les raisons... Réaliser un dossier, une entrevue, une projection. À tous les stades d'une réalisation, ce type de comportement sera répété. Il s'agit de transmettre la flamme.
Processus & chantier.
Chaque exercice incarne par nature un processus de création : esquisses, avant-projets, propositions, développements, mise au point... La pédagogie développée à l'Erg, basée sur la pluridisciplinarité, valorise l'ensemble de ces étapes constituant un chantier, un ensemble d'éléments distincts considérés globalement.
La mise au point finale fait partie de ce chantier, mais le conclut sans s'y substituer. Compte tenu des objectifs de l'exercice, l'enseignant évalue l'entièreté des moyens mis en oeuvre par l'étudiant (recherches, essais, prises de risque...) pour accéder au meilleur résultat possible. Cette conscience globale du travail permet de distinguer, et le cas échéant, de muscler chaque phase du processus.

D'une manière très générale, chaque exercice s'articule comme suit :
Briefing : énoncé des données, objectifs, critères à respecter, prise de notes.
Dossier préparatoire : documentation, références, brainstorming.
Recherche d'idées : croquis, esquisses, intentions, avant-projets...
Réalisation : choix techniques, visualisation, production.
Présentation : mise au point, statut final, conditions et moyens nécessaires à la présentation.
Retour critique : commentaires, bilan, cotation.
Citer une source.
Il est nécessaire et valorisant de citer ses sources : une bonne référence est un gage de qualité.
Il est en outre vivement recommandé de s'appuyer sur des citations, des recherches de spécialistes,
ou des informations d'origines fiables (études, statistiques, etc).
Une information d'origine incertaine ou non-identifiée ne possède aucune valeur et discrédite un contenu.

Dans le cas d'une image servant à illustrer un propos ou un travail (par exemple un travail de fin d'étude), l'origine de l'image (nom et prénom de l'auteur, URL exacte) doit être clairement mentionnée.

Lire à ce sujet : Wikipédia : Citez vos sources.
Il est également utile de se référer à la licence Creative Commons et de se familiariser avec son usage,
en vigueur (par exemple) sur le site communautaire Flickr.

Dans le cas de l'utilisation d'image(s) dont vous n'êtes pas le créateur (par exemple dans un projet de communication visuelle), il est nécessaire de mentionner les informations suivantes :

Nom et prénom de l'auteur de l'image.
URL du site de l'auteur.
URL exacte de l'image originale.
Date de téléchargement.
Date de création (si disponible).
Mention de l'éventuelle licence (Creative Commons, type de licence, etc).

Toute image non-identifiée est à exclure d'office.

Dans le cas de l'utilisation d'une police de caractère dont vous n'êtes pas l'auteur (par exemple dans un projet graphique), il est nécessaire de mentionner les informations suivantes :

Nom précis de la police utilisée.
Nom de son créateur (ou de la fonderie).
URL du créateur (ou de la fonderie).
URL de présentation ou de téléchargement de la police.

Toute fonte non-identifiée est à exclure d'office.

Il faut distinguer différents types de traitements d'une source :

- La citation : emprunt littéral et explicite (vous citez clairement votre source).
- Le plagiat : emprunt littéral mais non explicite (préjudice : vous tentez de faire croire que vous êtes l'auteur).
- La référence : emprunt non littéral mais explicite (il s'agit en général d'une oeuvre reconnue utilisée comme référence explicite).
- L'allusion : emprunt non littéral et non explicite (évocation d'un contenu supposé connu sans le nommer explicitement).
- L'imitation : emprunt littéral et explicite (pastiche, imitation du style d'un artiste, à la manière de).
- L'hommage : emprunt non littéral mais explicite (témoignage de respect à une oeuvre reconnue).
- La parodie : emprunt littéral et explicite (forme d'humour utilisant une oeuvre pour s'en moquer).

Documents commentés au cours.

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About copyright, citation, and reproduction.

Différents exemples de citations, de détournements ou d'hommages
dans les domaines de l'art et de la communication.
arrowVoir une compilation d'images.



Comment citer une source ?

Dans le cas d'un support électronique :
en mentionner l'URL complète, l'auteur et le titre du document, la date de consultation ainsi que toute indication susceptible d'établir l'origine (et donc la fiabilité) des informations.
Dans le cas d'image(s) prélevée(s) en ligne à des fins d'exercices scolaires, la mention de de ces informations est également nécessaire.
Une page appelée "Crédits" (équivalant à l'ours d'une publication ou au générique d'un film) est recommandée.

Dans le cas d'un support papier :
mentionner la référence du texte :
Nom et prénom de l'auteur, titre de l'ouvrage, lieu d'édition, nom de la maison d'édition, date, page.

Exemple d'une phrase extraite d'un texte :
«[...] On voit qu’il existe ainsi une véritable échelle des langages, que j’appelle l’échelle de l’information synthétique parce qu’à sa base, se tiennent les données les plus dures, les plus analytiques, et à son sommet les données les plus molles, les plus synthétiques. En bas, c’est pauvre et indéformable. En haut, c’est riche et ambigu. En bas le langage de la machine, en haut la plus subtile expression humaine [...]».
Bruno Lussato, «Le défi informatique», Paris, Fayard, 1981, pp 32-33.

Exemple d'une information générale :
Né en 1879, à Ulm (Allemagne), le jeune Albert aurait attendu d’avoir presque 3 ans, rapportent ses biographes, pour prononcer ses premiers mots, "Le lait est trop chaud", ajoutant qu’il s’est tu jusqu’alors "parce qu’avant tout était en ordre".

Dans le cas de cet extrait tiré du supplément au journal "Le Monde" du mercredi 8 juin 2005 (Spécial Albert Einstein), la source n'est pas précisée, en raison de la notoriété du fait rapporté.
Télécharger la page extraite du supplément (PDF - 264 Ko).
Télécharger le supplément entier (PDF - 1,2 Mo).

La présence de guillemets signale une citation.
La présence de crochets signale un prélèvement au sein d'un texte continu.
La source de la citation peut faire l'objet d'un renvoi (astérisque * ou numérotation 1) en bas de page ou en fin d'ouvrage, dans une rubrique rassemblant les sources.
E-mail.
Les étudiant(e)s sont tenus de me signaler leur adresse email en m'écrivant via multimedialab.be.
Pour des raisons d'engorgement de boîtes aux lettres, je ne corresponds pas avec les étudiant(e)s inscrits sur hotmail. Vous êtes priés de vous inscrire sur Gmail ou équivalents.
Je suis disponible pour toute question relative aux projets développés dans le cadre du cours.
Je vous recommande de garder précieusement une copie de votre correspondance.

GMail. Service Google de compte mail gratuit de 1Go (il faut se faire parrainer pour être inscrit).
Site en ligne.
Chaque étudiant(e) devra au plus tôt réaliser un site ou un blog de présentation de ses travaux, aussi simple soit-il.
Ce site contiendra :

les liens nécessaires vers les travaux en ligne.

un PDF ou une page HTML ou un article de blog par travail,
sous la forme d'un descriptif illustré (captures d'écrans, photos, etc)
mentionnant les crédits précis, les outil sutilisés, ainsi que les références éventuelles,
y compris les sources précises dans le cas d'emprunts (URL, noms, etc).
Chaque document contiendra:
Un titre: c'est le premier moyen de caractériser un projet.
Un synopsis: quelques lignes rendant compte de l'état d'esprit et des objectifs du projet.
Des images: croquis, extraits, photos (reportage), évocations, documents de référence, etc...

Interactive environments. Présentations de travaux d'étudiants à UCLA Design/Media arts.
Benjamin Fry. Présentations de ses recherches en "Genomic cartography".
David Rokeby. Présentations de ses installations.
Usman Haque. Présentation de ses projets.
Limiteazero. Présentation de leurs projets.
Scott Snibbe. Présentations des installations de la série "Screen".
Golan Levin. Multiples présentations. Voir aussi son ancien site au MIT et The manual input session.

Éric Angenot. Artiste. Son site réalisé avec SPIP par Stéphane Noël peut donc être mis à jour par Éric.
Franck Scurti. Artiste. Voir la manière dont il présente son travail. Un exemple: les reflets.

Vocabulaire visuel: décrire l’architecture d’information et la conception d'interaction. Par J.J.Garrett.

In memoriam. Une excellente présentation de ce jeu captivant.
La musique électroacoustique. CD-Rom de l'INA-GRM réalisé par Hyptique.
Carnet.
Les étudiant(e)s sont priés de prendre des notes, ce qui est finalement la meilleure manière de gérer les nombreuses informations circulant lors du cours.

Les carnets de Shawn Eisenach alias wholewheattoast. Voir le carnet 1 - carnet 2 - carnet 3.
Dan Sumption's sketchbook. Carnet en ligne.
Chris Roth's sketchbook. Carnet en ligne.
J. T. Steiny's sketchbook. Carnet en ligne.
Stefan Gmoser's sketchbooks. Carnet en ligne.
The 1000 journals project. Journaux intimes, carnets scannés et partagés, par Carl Tashian.
Urban diary. Un classique du web: le carnet en ligne de Joseph Squier.